16 novembre 2018: La châtaigne ardéchoise

Conférence sur l’histoire de la châtaigne ardéchoise et de son industrie de transformatio, présenté par Christophe Sabaton

L’assistance était nombreuse, le vendredi 16 novembre à la mairie de Vallon, pour accueillir Christophe Sabaton, directeur général de l’entreprise du même nom, bien connue à Aubenas et en Ardèche. Patron dans la journée, conférencier le soir, il était venu nous parler d’un sujet qu’il connait bien, et pour cause : l’histoire de la châtaigne ardéchoise et de son industrie de transformation.
Il nous conta dans un premier temps l’histoire du châtaignier, cet arbre endémique de l’Ardèche, présent depuis près de 8 millions d’années dans nos Cévennes et qui connut son apogée aux alentours de 1875. A cette époque l’Ardèche produisait 40 000 tonnes de châtaignes à comparer aux 5000 tonnes de 2016.
Les maladies cryptogamiques, le dépeuplement rural et donc le manque de bras ont porté un coup sérieux à la châtaigneraie ardéchoise au début du XXème siècle qui perdit plus d’un million d’arbres. Malgré ces malheurs, l’Ardèche reste aujourd’hui le premier département français pour la production de châtaignes.
Ce maintien s’explique par la création d’entreprises de transformation à Privas : Faugier (Privas 1882), Sabaton (Labégude 1907) et Imbert (Aubenas 1920) qui vont permettre de mieux valoriser la châtaigne qui fut pendant longtemps la principale nourriture des ardéchois de la Montagne. Ils en consommaient alors près de 300 g/jour….mais c’était leur seul repas de la journée. Simple rappel à l’histoire de nos campagnes…
A travers l’histoire de son entreprise familiale mais aussi des avancées technologiques venues en particulier d’Italie, Christophe Sabaton nous rappela les évolutions techniques de la fabrication de la crème de marron et des marrons glacés : l’évolution de l’épluchage avec les parmentières, la cuisson et le confisage. En quelques jours, la châtaigne devient marron, appellation plus noble commercialement.
L’AOC Châtaigne d’Ardèche créée en 1998 est devenue une AOP européenne en 2014. Cette appellation est aujourd’hui un atout pour la filière même si des difficultés demeurent. Les bras manquent toujours pour régénérer rapidement et entretenir la châtaigneraie ardéchoise dont seulement 25% est en production. Mais l’histoire continue de bien belle façon….

18 octobre 2018: Les services de santé pendant la Grande Guerre

Conférence présentée par Monsieur Dominique Vidal, médecin et spécialiste des problèmes de santé liés aux risques biologiques, qui nous a sensibilisé aux problèmes de secours d’urgence pendant la grande guerre.Tout en soulignant le rôle des infirmières militaires, il a été évoqué la mémoire d’Élisabeth Jalaguier née à Nîmes, dont la famille était vallonnaise, décédée le 20 août 1918 à Pierrefond (Oise), sous les bombes à 28 ans. Une belle soirée, enrichissante, suivi par un public nombreux.

3 au 13 novembre 2018: Centenaire de l´Armistice 1918

Exposition réalisée par Andrée Chante

11 novembre 1918, jour de la signature de l’armistice de la première guerre mondiale, celle qui devait être la  » der des der » arrive à son terme, après quatre longues années de souffrances vécues sur le front comme à l’arrière.
Après l’exposition de 2014 et la brochure « Mémoire de la Grande Guerre », notre association se devait de commémorer les 100 ans de la fin de ce funeste conflit par une nouvelle exposition.
1918, Fin des hostilités et Après ?
Plus de 10 millions d’hommes ont disparu dans les combats, sur les  8 millions de Français mobilisés, 1 million 4 cent  ne reviendront pas. Presque toutes les familles ont été touchées par ce conflit. Pour Salavas, Lagorce et Vallon plus de 150 noms seront inscrits sur nos monuments aux morts. Nous avons repris dans cette exposition les textes sur les veuves de guerre et les pupilles de la Nation. Nous avons rajouté le bilan catastrophique de la fin de ce conflit meurtrier avec le retour des démobilisés, dont la longue liste se trouve dans la brochure 2014, le retour des prisonniers et celui des soldats de l’armée d’Orient qui furent les oubliés de ce conflit. Enfin, nous évoquons la réhabilitation des insoumis, des déserteurs et des mutins des années 1917 et 1920. Nous terminons par les polémiques et les inaugurations de nos monuments aux morts.
Nous avons tous connu un grand père ou un arrière grand-père qui a participé à cette grande catastrophe. Encore aujourd’hui, on ne peut que s’émouvoir à l’évocation de leurs sacrifices et de leurs souffrances.
La grande Guerre aura transformé la société française. Son souvenir reste gravé dans chaque famille par des témoignages passés de génération en génération et dans chaque village par l’édification d’un monument aux morts.

En ces temps plus ou moins inquiétants, il est nécessaire de rappeler à toutes les générations confondues que la paix et la liberté sont une richesse qui se protège et se partage.