17 janvier 2020: Conférence sur la châtaigne

En faisant un véritable plaidoyer pour le développement de la châtaigneraie en France et plus particulièrement en Ardèche, Jean François Lalfert, castanéiculteur dont la châtaigneraie et l’atelier de transformation sont situés à deux pas du village de Thines au domaine du Bois de Belle, nous a éclairés sur de nombreux aspects de l’histoire de la châtaigne.
Bernard Riou, paléontologue ardéchois, a découvert un fossile de châtaigne de 8,5 millions d’années(La Voulte). Sa culture venant du « croissant fertile » (Israël, Syrie Liban Turquie Irak) est propagée par les romains, et le développement du châtaignier a suivi celui de la vigne. Le maximum de son développement se situe vers 1850 avec 100 000 hectares en Ardéche, 60 000 ha en 1960 et actuellement environ 30 000 ha.
Les malheurs du châtaignier se nomment : l’exode rural, les maladies touchant des propriétés non entretenues, les ravageurs (le cinips et le scarabée Hispanicus), et les cours de la châtaigne qui ont fait préférer la vente d’arbres aux usines à tanin. Le prix d’un arbre vendu dans les années 30 correspondait à 14 années de rapport !!

Une biodiversité à protéger
La châtaigneraie ardéchoise couvre 188 communes du nord de Lamastre au sud des Vans, en terrain acide. Selon l’altitude (de 400 à 900m) mais aussi la latitude, différentes variétés poussent sur notre territoire ardéchois. Il en existe 65 différentes parmi lesquelles: En sud Ardèche l’Aguyane, la précoce des Vans, la Pourrette ou la Sardonne..
En centre Ardèche : la Garinche, la Comballe ou la Bouche Rouge…
En Nord Ardèche : la Bouche de Clos, la Merle ..
Avec le réchauffement climatique d’autres zones plus faciles d’accès seront-elles plantées ? Les arbres, pour la plupart centenaires, sont entretenus et renouvelés grâce au greffage et à un soin régulier. La sauvegarde de ce patrimoine en terrasses, typique des Cévennes Ardéchoises depuis plus de 3000 ans, est actuellement un objectif alliant la technicité à l’innovation.
Protégée par une Appellation d’Origine Contrôlée depuis 2006 grâce à la mobilisation d’acteurs du département dont notre conférencier, la châtaigne d’Ardèche profite maintenant d’une Appellation d’Origine Protégée depuis 2014.
Mais le transfert foncier ne se fait pas, alors qu’il y a une demande de 4000 tonnes/an de châtaignes. Le châtaignier appelé « arbre à pain », car ayant permis de nourrir les hommes en temps de guerres ou disettes, son fruit, la châtaigne fut longtemps utilisé grillée en automne, puis séchée afin de la conserver, les cochons profitant des restes. Si on connait la soupe nommée « cousinat », la confiture ou « crème de marrons », il a fallu attendre le 20ème siècle pour voir se développer (avec le tourisme) une plus grande diversité des produits dérivés comme la farine, les marrons glacés, les brises de châtaignes, etc.
Les nombreuses personnes présentes ont pu avoir des réponses à leurs questions et profiter de l’exposition de nombreux livres sur la question. Une soirée appréciée.

26 octobre au 13 novembre: Exposition

Exposition 2019 : c’était cette année la 16ième édition.
L’exposition qui s’est tenue du samedi 26 Octobre au mercredi 13 novembre a accueilli beaucoup de monde pour son vernissage. Nous précisons que l’exposition qui a eu lieu en Octobre/Novembre, à Vallon sera visible le jour de la fête du livre à Lagorce en été. Le nombre total des visiteurs a été de 450, avec une grande disparité suivant les jours, et les horaires, ce dont nous devrons tenir compte pour la prochaine exposition.
La future brochure de 180 pages, contenant les 18 articles de cette exposition et les coins de l’histoire des deux dernières années, paraitra en mars et les adhérents à jour de leur cotisation la recevront gratuitement, lors de l’assemblée générale du 13 Mars 2020.

4, 5 et 6 octobre 2019: Fête de la biodiversité

Le Syndicat de Gestion des Gorges de l’Ardèche organisait la fête de la biodiversité dans les Gorges . Le vendredi 4 au soir eut lieu l’inauguration. L’ouverture fut faite par le discours du maire de St Remèze qui s’est félicité d’avoir dans son village le Syndicat Mixte des Gorges de l’Ardèche qui gère avec compétence ce territoire. Quant à Christine Malfoy, présidente du SGGA et conseillère départementale, ses propos portaient sur la biodiversité et la préservation de cet espace naturel et le devoir de veiller à sa sauvegarde, elle a également évoqué la capacité et la qualité de l’équipe qui travaille à cette préservation.
Le samedi 5 eut lieu l’animation, de nombreux stands étaient installés. Régine, Pierre et Suzanne représentaient les « amis de l’histoire de la région de Vallon », d’autres associations informaient sur leur raison d’être, publications sur l’histoire de la région, lutte contre les pesticides, découverte des sites remarquables de la région, tri des déchets pour préserver l’environnement etc.. etc. Il y avait notamment des promenades/découvertes de la faune et de la flore, de la spéléo, visite de grottes…ces visites furent un succès. Les stands, très intéressants auraient pu attirer plus de monde.
Le dimanche 6, c’est au Pont d’Arc que ce finissait les différentes présentations furent évoqués l’aménagement du site et les conditions de communications via les touristes et le public de la région. Une belle réussite.