6 juin 2017: Beaucaire et l´Abbaye de Saint-Roman

La dernière sortie à Beaucaire et à l’Abbaye de Saint-Roman
Il y avait un peu plus de 40 personnes pour ce déplacement en car à Beaucaire, le mardi 6 juin, et le temps était de la partie.
Tout commença par la visite de l’Abbaye de Saint-Roman, abbaye troglodytique et édifice atypique juchée en haut d’une colline surplombant Beaucaire et le Rhône dans cette partie du fleuve entre Avignon au nord et la Camargue au sud.
Arrivée au pied de l’Abbaye de St Roman et après un petit ¼ d’heure de montée, nous découvrons les vestiges de ce lieu insolite taillé dans la roche calcaire, très hétérogène (tendre ou dure) selon les emplacements et fortement ciselée par l’érosion éolienne.
Cette abbaye fut occupée par des ermites dès le Vème siècle avant de devenir une abbaye bénédictine au VIIème siècle. Passée sous la tutelle de l’abbaye de Psalmody au XIème siècle, elle est fortifiée au XIVème et accueille alors un collège d’adolescents mis en place par le pape d’Avignon Urbain V. En 1538, les moines quittent l’abbaye pour Aigues-Mortes. L’abbaye entame son déclin avant d’être vendue à un particulier.
Un petit moment de pause au restaurant « le Soleil », en bordure du canal du Rhône à Sète, a permis à tous de reprendre quelques forces avant d’amorcer la visite de la ville de Beaucaire.
Notre guide après avoir fait l’historique de la ville, nous a parlé du développement de la ville dès le XVe siècle avec la foire de la Madeleine qui connait son apogée au XVIIIe siècle, époque où elle est considérée comme une des plus grandes foires d’Europe.
Elle attirait, des marchands venus de toute la France, de l’Europe entière mais aussi d’Orient et du pourtour méditerranéen : vénitiens, grecs syriens, tunisiens, catalans, aragonais, portugais, anglais, allemands. Plus de 120 000 visiteurs s’y pressaient.
Ce fructueux négoce permit aux habitants de Beaucaire de s’enrichir en louant leur maison à prix d’or durant la période de la foire et aux riches marchands de construire de magnifiques hôtels particuliers dont certains ont gardé toute leur magnificence.
La visite nous fit passer devant l’église collégiale ND des Pommiers au fronton de laquelle sont gravés les symboles de notre république « Liberté, Egalité, Fraternité »…. En souvenir de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905 qui fut, semble-t-il, l’objet d’un débat à Beaucaire. Nous n’en saurons pas plus…
La promenade à travers les rues de Beaucaire s’est terminée à la maison gothique devenue aujourd’hui la Maison du patrimoine.
Cette sortie fut une belle journée, amicale et bien remplie. D’autres suivront….

9 mai 2017: sortie au Pont du Gard

Nous étions près de 50 personnes dans le car pour rejoindre les sources d’Eure d’où part l’aqueduc du Pont du Gard, reliant Uzès à Nîmes. La journée fut belle à tous égards. Le temps était de la partie. Notre guide passionné nous fit découvrir les contraintes géographiques et techniques rencontrées par les architectes lors de la construction de cet aqueduc romain (vers 50 ans après JC) qui fonctionna normalement de l’an 100 à l’an 250 environ. Si les instruments des topographes de l’époque étaient rudimentaires, l’intelligence des ingénieurs de l’époque était immense.

Comment ne pas être étonné par les prouesses techniques des géomètres, des architectes et des ouvriers de l’époque : qualité des matériaux, précision de la taille des pierres et des enduits, la composition du mortier de tuileau, les bassins de régulation, pente de l’aqueduc de 2,5 cm pour 100m en moyenne sur un parcours long de 50 km ?

Concernant l’ouvrage du Pont du Gard, nous avons découvert ses multiples facettes, visibles ou invisibles au premier regard : sa conception, les matériels de levage utilisés à l’époque, les signatures des compagnons tailleurs de pierre, les renforts successifs ajoutés à l’édifice, le pont routier de Pitot ajouté en 1745, ses restaurations successives….

Après le repas, le groupe est monté par un sentier de randonnée jusqu’au belvédère  surplombant l’édifice et qui permet à l’aqueduc de franchir les Gorges du Gardon. A cet endroit, l’aqueduc n’est pas vouté mais couvert de dalles plates plus faciles à poser, même si le poids de chacune d’elles avoisine les 2,5 tonnes. Lors de la descente, nous sommes passés par la Combe Valmalle où l’aqueduc  entame un virage assez serré avant d’emprunter un pont qui traverse la combe. D’importantes concrétions calcaires déposées par l’eau recouvrent les parois du canal dans cette zone.

Tout au long de la visite, de nombreuses questions furent posées à notre guide. Beaucoup de réponses furent apportées. Nul doute, qu’un jour ou l’autre, il nous faudra revenir pour découvrir le reste du tracé de l’aqueduc qui se termine au castellum de Nîmes et pousser notre chemin jusqu’à la font de Nismes.

Notre guide nous avait prévenus : « la visite du Pont du Gard peut durer 2 heures ou une semaine, vous me dites ce que je dois faire ». Nous avons effectivement  débordé de l’horaire prévu…..

12 avril 2017: Visite du Chastelas

Mardi 12 avril, Alain Lambert et Alain Sixtre, ont accompagné Denis Mazellier et ses 26 élèves de CM1 et CM2 de l’Ecole Primaire de Vallon pour leur faire découvrir le Chastelas, l’histoire de son château et du vieux Vallon et au-delà celle du village de Vallon dont les habitants ont progressivement migré de cette colline vers la plaine.
Ce fut aussi l’occasion de faire une lecture très instructive des paysages environnants et de l’évolution des modes de vie des habitants du village.
Beaucoup de questions furent posées par les élèves sur l’histoire du lieu bien sûr, mais aussi sur d’autres sujets. Ainsi, certains élèves ont demandé si certaines galeries secrètes existaient sous le château. Où se trouvait le cachot ?
Les deux guides n’ont pas manqué de leur dire qu’ils n’avaient pas toutes les réponses et que beaucoup de recherches restaient à faire sur le château et ses abords pour qu’il livre tous ses secrets.

7 avril 2017: La viscose

Conférence de Michel Silhol sur « La viscose, une soie artificielle »

Le vendredi 7 avril à Salavas, notre ami Michel Silhol, président de l’association « Naviscose Mémoire de Viscosier » et ancien employé des usines de La Voulte et Echirolles nous a fait découvrir avec beaucoup de chaleur l’histoire de ce premier fil artificiel mis au point en 1884 par le Comte Hilaire de Chardonnet. L‘Ardèche, pays de la soie et des moulinages, participa au développement de la fabrication industrielle de la viscose à Vals les Bains et à La Voulte.  Nous retrouvons aujourd’hui la viscose, qui n’est autre qu’un fil de cellulose, dans de nombreux produits industriels (éponges, pneumatiques..) et même agroalimentaires.

Cette « soie artificielle » fut à l’origine de la révolution mondiale de l’industrie textile du 20ème siècle avant d’être elle-même concurrencée par les fibres synthétiques venues des Etats-Unis dans les années 50. La dernière usine française d’Echirolles, ferme en 1991. Seul subsiste, aujourd’hui sur le site, un musée rappelant l’histoire de la viscose et des hommes qui l’ont faite.

14 mars 2017: Gordes et Sénanque

C’était vraiment une belle journée ce 14 mars à Gordes, magnifique village du Lubéron, le printemps était avec nous et nous avons vite oublié les petits problèmes de circulation.

Au pied de cet imposant  château et de l’église qui dominent le village, notre guide Baptiste nous attendait. Avant de nous  conduire par les ruelles, il a commenté l’histoire de Gordes, du château qui existait déjà en 1031 et qui fut reconstruit en 1525. Bien conservé il lie l’architecture du moyen âge au nouvel art de vivre de la renaissance. Après ces informations historiques, nous avons dévalé les petites rues pavés, faisant quelques arrêts aux portes qui fermaient et protégeaient le village autrefois, puis nous avons accédé à une sorte de petite vallée, bordée de falaises que le vent a quelques peu érodé, à leur pied un lavoir servait aux villageoises pour faire la lessive il était alimenté par un ruisseau qui est maintenant asséché…ce quartier bordé d’habitations joliment aménagées complètent la beauté du site…  .La remontée vers le village fut un peu plus dure, des haltes furent nécessaires. Le repas  au restaurant « la farigoule »  fut apprécié, après ce moment de détente nous avons pris la route pour l’Abbaye de Sénanque, ce monastère  enserré dans le creux d’un vallon est un des plus pur témoin de l’architecture cistercienne primitive. Notre guide a expliqué sa construction, son évolution, puis son abandon, et encore sa renaissance.  Ce patrimoine est encore habité par une dizaine de moines qui vivent sous la règle de Saint Benoit dans l’austérité et la prière. Après la photo traditionnelle, chacun a repris sa route au gré de son parcours…

C’était vraiment une belle journée ce 14 mars à Gordes, le printemps était avec nous et nous avons vite oublié les quelques gênes de la circulation.

 

3 février 2017: Les charbonnières

Belle réussite pour la conférence sur les charbonnières, organisée par les amis de l’histoire le vendredi 3 février, dans la salle des fêtes de la mairie de Lagorce. Bien que concurrencée par une soirée musicale à la crypte, nous avons eu le plaisir d’une salle comble avec plus de 70 personnes présentes.
M. Chaudière a parlé avec passion, naturel et enthousiasme de son vécu et de ses connaissances sur le travail, la construction, la surveillance des charbonnières, autrefois bien présentes dans les forêts de nos villages.
Il nous a rappelé les divers modes de valorisation du charbon de bois selon les époques : la sidérurgie, la ferronnerie (forge), la cuisine (dans le « potager » des anciennes cuisinières) ….et aujourd’hui dans les barbecues. Merci au conférencier pour cette belle soirée.

25 novembre 2016: Le Pont du Gard

pont-du-gard-iC’est devant une salle bien remplie que Claude Larnac, professeur d’histoire retraité, membre de l’Académie du Pont du Gard et qui en promeut sa renommée, sa défense et sa réussite technique. Depuis 25 ans qu’il est engagé sa passion reste intacte et il a su hier soir la transmettre à l’auditoire Cet aqueduc dans lequel est intégré le Pont  qui enjambe le Gardon,  assurait la continuité de l’aqueduc Romain de 52 702 mètres qui apportait l’eau de  Uzès à Nîmes.

Les romains avaient une grande expérience puisqu’à  –327 ans  ils commençaient déjà ce type de construction, chaque guerre apportait la main d’œuvre et l’argent nécessaire. Les réalisations techniques astucieuses, précises et fiables

La vie de l’aqueduc : de 50 à 80 après JC/ période de construction  –  jusqu’à 500 abandonnement progressif – du IVe au Ve  siècle tentative de restauration  – à partir du Ve  siècle  récupération de pierre –  du V et VIe siècle abandon définitif. Au XVIIe on signale le danger de ruine du pont-  au XIXe il fait l’objet de grosses réparations. En 1988 et 2002 de graves inondations endommage les environs sans dégâts à l’édifice – en 2000 dans le cadre d’une opération grand site national, de l’UNESCO, et de l’UE et afin d’en assurer la préservation, il est décidé de le rendre uniquement accessible aux piétons, un musée est aménagé et le paysage restauré.

9 juin 2016: Le son et le soufle

Le jeudi 9 juin à Salavas, il y avait une belle assistance pour venir écouter Jeff Barbe, facteur de flûtes depuis près de quarante ans. Il nous a conté l’origine de ces instruments dont l’origine pourrait remonter à plus de 40 000 ans. Cro-Magnon, Neandertal, qui a été le premier ? Des doutes subsistent.

Il nous démontra comment à partir de quelques bouts de roseau il put créer sa première flûte de Pan et obtenir les notes do, ré, mi. Comment, à partir de bois creux trouvés dans la nature construire des instruments que les Aurignaciens ont pu connaître.

Ce fut aussi l’occasion de découvrir de nombreux types de flûtes (traversière, à encoche, à bec, hautbois, globulaire, pipeau, …) utilisées  au fil des siècles par les musiciens du monde. Le tout agrémenté de quelques démonstrations musicales et chansons médiévales originales.  Jeff Barbe, conteur, créateur et musicien passionné a fait passer une belle soirée au public venu ce soir-là.

23 au 26 mai 2016: Voyage en Bourgogne

Bourgogne III                Quatre jours !! Quatre jours formidables, quatre jours dans une ambiance chaleureuse et sympathique, quatre jours avec un  chauffeur disponible à tous les instants, quatre jours avec Alain notre Président attentif à chacun, organisateur zélé et omniprésent et quatre jours enfin ou nous avons découvert une Bourgogne  aux sites incomparables, des monuments et des lieux extraordinaires.

Après un départ matinal nous avons pris des forces à l’auberge des deux Roches, ce qui a permis à de nombreux courageux d’attaquer la montée de la Roche de Solutré sous la houlette d’un guide régional qui a commenté flore, faune et géologie aux participants….

Bourgogne XI…… et quoi de mieux après un tel effort de se réconforter en dégustant (modérément) quelques vins blancs de qualités au domaine des deux Roches à Saint Véran.

Une nuit de repos et nous voilà disponibles pour la visite guidée de l’Abbaye et la cité Médiévale de Cluny. Nous garderons un moment d’émotion extraordinaire lorsque notre  guide  voix pure  et harmonieuse a fait résonner un bref instant quelques notes d’une musique liturgique afin de nous faire apprécier  l’acoustique du lieu.

Le repas de midi fut agréable au «  café de la gare », puis une nouvelle visite de la ville ancienne de Tournus et de son Abbaye, accompagnés d’une jeune guide très compétente et agréable nous avons apprécié la découverte du lieu.

Bourgogne VNous arrivons au 3èmejour de notre voyage, nous découvrons le quartier médiéval  et les Hospices de Beaune, nous sommes impressionnés par la richesse de la ville, des monuments et par l’organisation de ce qui fut l’Hôtel-Dieu, bâtit en 1441, pour recevoir les pauvres et les malades,  jusqu’en 1980, certains  y résidaient encore. La salle la plus imposante de 50 mètres de longueur  accueillait un grand nombre de malades, puisqu’elle contenait 30 lits. Plus loin était la salle  où l’on préparait les potions suivies de la pharmacie aux multiples pots et flacons contenant des médicaments. Pour finir nous avons admiré un magnifique retable ainsi qu’une tapisserie de fil de soie et d’argent, l’Hôtel-Dieu a acquis près de 100 tapisseries des 16ième , 17ième et 18ième siècle. Chaque année des enchères des meilleurs crus de la région permettent  d’entretenir ce fabuleux patrimoine.

Bourgogne IV Les meilleures choses ayant une fin, nous finissons notre visite par la ville gallo-romaine d’Autun, les restes majestueux du temple de Janus datant du 1er siècle après J-C, est typiquement gallo-romaine, la porte Saint-André grand axe  de la ville était flanquée de 2 tours circulaires comme les autres tours de la ville. Le théâtre romain  contruit au 2ème siècle après J-C et  contenait 20000 personnes. La cathédrale Saint- Lazare a été construite au 12ème siècle pour accueillir les pèlerins venus se recueillir sur sa tombe.

Bourgogne VI Le repas de midi dans une ferme –auberge était excellent, nous avons quitté ce repas pour nous diriger sur le site de Bibracte, fut au 1er siècle avant J-C une agglomération fortifiée de 16 000 personnes environ et s’étendait sur 200 hectares, la découverte des vestiges est impressionnante et le site permet de découvrir un panorama très vaste. Mais il est temps de prendre le chemin du retour !!

 

 

 

 

 

 

29/04/2016 Taulignan et Nyons

Taulignan IIl faisait un peu frisquet en arrivant à Nyons, mais la gentillesse et les compétences de Jean et Marie France nous ont embarqués dans un Nyons dont nous avons découvert les différentes édifices qui ont façonnaient le village, nous découvrons la tour Randonne d’architecture médiévale édifiée vers 1280, la place du Docteur Bourdongle et le Pont Romain(classé monument historique) édifiés durant le XIV siècle qui témoignent d’une période  de prospérité, le château vieux  du VIIIe siècle, l’église St Vincent, sont le témoignage d’une ville ayant subie de nombreuses influences.
Par une journée un peu ventée mais bien ensoleillée nous arrivons à Taulignan pour nous retrouver au restaurant « La Malle Poste «  pour un moment de convivialité où Jean François Boissier notre guide est venu partager le dessert, vers 14h 30 nous partons à la découverte de Taulignan au passé riche en histoire. Le bourg castral avec les onze tours reliées par les murs d’enceintes parcourues elles- mêmes d’un chemin de rondes dont on aperçoit encore des traces. Le village garde les vestiges de façades et habitations renaissance, notre guide très disert nous a fait profiter de toutes ses connaissances et nous a fait apprécier un ce moment de découvertes, bref une belle après –midi.Nyons INyons II