14 mars 2017: Gordes et Sénanque

C’était vraiment une belle journée ce 14 mars à Gordes, magnifique village du Lubéron, le printemps était avec nous et nous avons vite oublié les petits problèmes de circulation.

Au pied de cet imposant  château et de l’église qui dominent le village, notre guide Baptiste nous attendait. Avant de nous  conduire par les ruelles, il a commenté l’histoire de Gordes, du château qui existait déjà en 1031 et qui fut reconstruit en 1525. Bien conservé il lie l’architecture du moyen âge au nouvel art de vivre de la renaissance. Après ces informations historiques, nous avons dévalé les petites rues pavés, faisant quelques arrêts aux portes qui fermaient et protégeaient le village autrefois, puis nous avons accédé à une sorte de petite vallée, bordée de falaises que le vent a quelques peu érodé, à leur pied un lavoir servait aux villageoises pour faire la lessive il était alimenté par un ruisseau qui est maintenant asséché…ce quartier bordé d’habitations joliment aménagées complètent la beauté du site…  .La remontée vers le village fut un peu plus dure, des haltes furent nécessaires. Le repas  au restaurant « la farigoule »  fut apprécié, après ce moment de détente nous avons pris la route pour l’Abbaye de Sénanque, ce monastère  enserré dans le creux d’un vallon est un des plus pur témoin de l’architecture cistercienne primitive. Notre guide a expliqué sa construction, son évolution, puis son abandon, et encore sa renaissance.  Ce patrimoine est encore habité par une dizaine de moines qui vivent sous la règle de Saint Benoit dans l’austérité et la prière. Après la photo traditionnelle, chacun a repris sa route au gré de son parcours…

C’était vraiment une belle journée ce 14 mars à Gordes, le printemps était avec nous et nous avons vite oublié les quelques gênes de la circulation.

 

3 février 2017: Les charbonnières

Belle réussite pour la conférence sur les charbonnières, organisée par les amis de l’histoire le vendredi 3 février, dans la salle des fêtes de la mairie de Lagorce. Bien que concurrencée par une soirée musicale à la crypte, nous avons eu le plaisir d’une salle comble avec plus de 70 personnes présentes.
M. Chaudière a parlé avec passion, naturel et enthousiasme de son vécu et de ses connaissances sur le travail, la construction, la surveillance des charbonnières, autrefois bien présentes dans les forêts de nos villages.
Il nous a rappelé les divers modes de valorisation du charbon de bois selon les époques : la sidérurgie, la ferronnerie (forge), la cuisine (dans le « potager » des anciennes cuisinières) ….et aujourd’hui dans les barbecues. Merci au conférencier pour cette belle soirée.

25 novembre 2016: Le Pont du Gard

pont-du-gard-iC’est devant une salle bien remplie que Claude Larnac, professeur d’histoire retraité, membre de l’Académie du Pont du Gard et qui en promeut sa renommée, sa défense et sa réussite technique. Depuis 25 ans qu’il est engagé sa passion reste intacte et il a su hier soir la transmettre à l’auditoire Cet aqueduc dans lequel est intégré le Pont  qui enjambe le Gardon,  assurait la continuité de l’aqueduc Romain de 52 702 mètres qui apportait l’eau de  Uzès à Nîmes.

Les romains avaient une grande expérience puisqu’à  –327 ans  ils commençaient déjà ce type de construction, chaque guerre apportait la main d’œuvre et l’argent nécessaire. Les réalisations techniques astucieuses, précises et fiables

La vie de l’aqueduc : de 50 à 80 après JC/ période de construction  –  jusqu’à 500 abandonnement progressif – du IVe au Ve  siècle tentative de restauration  – à partir du Ve  siècle  récupération de pierre –  du V et VIe siècle abandon définitif. Au XVIIe on signale le danger de ruine du pont-  au XIXe il fait l’objet de grosses réparations. En 1988 et 2002 de graves inondations endommage les environs sans dégâts à l’édifice – en 2000 dans le cadre d’une opération grand site national, de l’UNESCO, et de l’UE et afin d’en assurer la préservation, il est décidé de le rendre uniquement accessible aux piétons, un musée est aménagé et le paysage restauré.

9 juin 2016: Le son et le soufle

Le jeudi 9 juin à Salavas, il y avait une belle assistance pour venir écouter Jeff Barbe, facteur de flûtes depuis près de quarante ans. Il nous a conté l’origine de ces instruments dont l’origine pourrait remonter à plus de 40 000 ans. Cro-Magnon, Neandertal, qui a été le premier ? Des doutes subsistent.

Il nous démontra comment à partir de quelques bouts de roseau il put créer sa première flûte de Pan et obtenir les notes do, ré, mi. Comment, à partir de bois creux trouvés dans la nature construire des instruments que les Aurignaciens ont pu connaître.

Ce fut aussi l’occasion de découvrir de nombreux types de flûtes (traversière, à encoche, à bec, hautbois, globulaire, pipeau, …) utilisées  au fil des siècles par les musiciens du monde. Le tout agrémenté de quelques démonstrations musicales et chansons médiévales originales.  Jeff Barbe, conteur, créateur et musicien passionné a fait passer une belle soirée au public venu ce soir-là.

23 au 26 mai 2016: Voyage en Bourgogne

Bourgogne III                Quatre jours !! Quatre jours formidables, quatre jours dans une ambiance chaleureuse et sympathique, quatre jours avec un  chauffeur disponible à tous les instants, quatre jours avec Alain notre Président attentif à chacun, organisateur zélé et omniprésent et quatre jours enfin ou nous avons découvert une Bourgogne  aux sites incomparables, des monuments et des lieux extraordinaires.

Après un départ matinal nous avons pris des forces à l’auberge des deux Roches, ce qui a permis à de nombreux courageux d’attaquer la montée de la Roche de Solutré sous la houlette d’un guide régional qui a commenté flore, faune et géologie aux participants….

Bourgogne XI…… et quoi de mieux après un tel effort de se réconforter en dégustant (modérément) quelques vins blancs de qualités au domaine des deux Roches à Saint Véran.

Une nuit de repos et nous voilà disponibles pour la visite guidée de l’Abbaye et la cité Médiévale de Cluny. Nous garderons un moment d’émotion extraordinaire lorsque notre  guide  voix pure  et harmonieuse a fait résonner un bref instant quelques notes d’une musique liturgique afin de nous faire apprécier  l’acoustique du lieu.

Le repas de midi fut agréable au «  café de la gare », puis une nouvelle visite de la ville ancienne de Tournus et de son Abbaye, accompagnés d’une jeune guide très compétente et agréable nous avons apprécié la découverte du lieu.

Bourgogne VNous arrivons au 3èmejour de notre voyage, nous découvrons le quartier médiéval  et les Hospices de Beaune, nous sommes impressionnés par la richesse de la ville, des monuments et par l’organisation de ce qui fut l’Hôtel-Dieu, bâtit en 1441, pour recevoir les pauvres et les malades,  jusqu’en 1980, certains  y résidaient encore. La salle la plus imposante de 50 mètres de longueur  accueillait un grand nombre de malades, puisqu’elle contenait 30 lits. Plus loin était la salle  où l’on préparait les potions suivies de la pharmacie aux multiples pots et flacons contenant des médicaments. Pour finir nous avons admiré un magnifique retable ainsi qu’une tapisserie de fil de soie et d’argent, l’Hôtel-Dieu a acquis près de 100 tapisseries des 16ième , 17ième et 18ième siècle. Chaque année des enchères des meilleurs crus de la région permettent  d’entretenir ce fabuleux patrimoine.

Bourgogne IV Les meilleures choses ayant une fin, nous finissons notre visite par la ville gallo-romaine d’Autun, les restes majestueux du temple de Janus datant du 1er siècle après J-C, est typiquement gallo-romaine, la porte Saint-André grand axe  de la ville était flanquée de 2 tours circulaires comme les autres tours de la ville. Le théâtre romain  contruit au 2ème siècle après J-C et  contenait 20000 personnes. La cathédrale Saint- Lazare a été construite au 12ème siècle pour accueillir les pèlerins venus se recueillir sur sa tombe.

Bourgogne VI Le repas de midi dans une ferme –auberge était excellent, nous avons quitté ce repas pour nous diriger sur le site de Bibracte, fut au 1er siècle avant J-C une agglomération fortifiée de 16 000 personnes environ et s’étendait sur 200 hectares, la découverte des vestiges est impressionnante et le site permet de découvrir un panorama très vaste. Mais il est temps de prendre le chemin du retour !!

 

 

 

 

 

 

29/04/2016 Taulignan et Nyons

Taulignan IIl faisait un peu frisquet en arrivant à Nyons, mais la gentillesse et les compétences de Jean et Marie France nous ont embarqués dans un Nyons dont nous avons découvert les différentes édifices qui ont façonnaient le village, nous découvrons la tour Randonne d’architecture médiévale édifiée vers 1280, la place du Docteur Bourdongle et le Pont Romain(classé monument historique) édifiés durant le XIV siècle qui témoignent d’une période  de prospérité, le château vieux  du VIIIe siècle, l’église St Vincent, sont le témoignage d’une ville ayant subie de nombreuses influences.
Par une journée un peu ventée mais bien ensoleillée nous arrivons à Taulignan pour nous retrouver au restaurant « La Malle Poste «  pour un moment de convivialité où Jean François Boissier notre guide est venu partager le dessert, vers 14h 30 nous partons à la découverte de Taulignan au passé riche en histoire. Le bourg castral avec les onze tours reliées par les murs d’enceintes parcourues elles- mêmes d’un chemin de rondes dont on aperçoit encore des traces. Le village garde les vestiges de façades et habitations renaissance, notre guide très disert nous a fait profiter de toutes ses connaissances et nous a fait apprécier un ce moment de découvertes, bref une belle après –midi.Nyons INyons II

1/04/2016 Conférence: La croix des mariniers

 

Croix Mariniers Conférence IIC’est devant un nombreux public qu’Alain Girard, conservateur en chef du patrimoine nous a permis de découvrir la croix des mariniers.

Au 19ème siècle, les barques chargées de marchandises naviguaient sur la Rhône tirées par les chevaux.

A l’aspect populaire et mystérieux  et à l’impiété antique mêlée  à la passion du Christ au travers des instruments de son supplice, les symboles fixés à cette croix, elle- même attachée sur un poteau, étaient censés les protéger de tous les dangers.

C’est en 1897  que  Frédéric Mistral écrivit un poème évoquant ces mariniers, avant leurs disparitions sous les coups  du  progrès.

Merci pour cette belle et intéressante soirée.

18/03/2016 Saintes-Maries-de-la-Mer

Parc ornit. CamargueC’est par une belle journée ensoleillée ce vendredi 18 mars qu’une quarantaine d’Amis de l’Histoire ont visité le beau Parc Ornithologique de Pont de Gau.

Après un bon moment de convivialité au restaurant, nous sommes partis à Arles pour visiter le Cloître Saint Trophime, joyau de l’art Roman et Gothique.

Les deux visites ont étés très bien documentées par deux guides très professionnelles.

Retour à Vallon calme vers 19 heures.

 

11/03/2016 Conférence: La viticulture ardéchoise de 1850 à 1950

AFFICHE VITICULTURE MOREL 11MARS 2016-1

Le 11 mars l’assistance était venue nombreuse pour écouter Yves Morel, historien et géographe, nous conter l’histoire de la viticulture ardéchoise de 1850 à 1950. Cette conférence très documentée fut l’occasion de retracer cette période charnière pour la filière viticole qui jusqu’en 1850 avait connu un relatif âge d’or, sans maladies et sans charges de production.

Brutalement, dans la 2ème partie du 19ème siècle, divers fléaux vont mettre à bas le vignoble. Le phylloxera, à lui seul détruira en une décennie les 2/3 du vignoble ardéchois .M. Couderc et Seibel, scientifiques et hybrideurs albenassiens vont alors jouer un rôle essentiel en créant des variétés résistantes au ravageur ravageur (hybrides producteurs directs, porte-greffes) et sauver, au-delà de nos frontières ardéchoises, un monde viticole en ruine.
Puis tout s’enchaîne. 1907 : crise de surproduction. 1925-1935 : réorganisation de la profession, création des caves coopératives. Années 70 : rénovation du vignoble ardéchois, suppression des hybrides, plantation de cépages qualitatifs, groupements de producteur.
En quelques années, la viticulture ardéchoise a donc connu une véritable révolution qui constitue l’une des pages essentielles de l’histoire de notre région.

17/02/2016 Visite de LARGENTIERE

Largentière IIMercredi 17 février, une vingtaine d’Amis de l’Histoire ont, sous la
conduite de Madame Mirabel, visité les quartiers historiques de Largentière.
Notre petite sous-préfecture a tout d’une belle endormie et ce fut une
promenade passionnante qui nous a permis d’apprécier la richesse
architecturale d’une ville économiquement puissante au moyen âge grâce à ses
mines d’argent.
Du pont des Récolets nous avons pu admirer le château, construit au XIII ème
siècle, son donjon domine la citée, donjon dans lequel était frappée la
monnaie avec l’argent extrait des mines.
Puis nous sommes entrés par la porte des Récolets, nous avons remonté la rue
Jean-Louis Soulavie, véritable artère principale de la ville moyenâgeuse.
Nous avons traversé la place couverte pour terminer notre visite dans
l’église « Notre Dame des Pomiers » édifiée au XII et XIII ème siècle.
Une dernière curiosité : le crâne du comte de Saillans, organisateur du
dernier camp de Jalès exécuté aux Vans en 1792 fut ramené à Largentiére et
repose sur un pilier de l’église.
Une très belle promenade dans ce cadre historique par une belle journée
ensoleillée de février. Tout était réuni pour passer un bel après-midi.Largentière I