4 juin 2019: Sortie au Puy et Polignac

         Nous  étions une quarantaine pour prendre le car en direction du Puy en Velay, ville d’Art et d’Histoire, patrimoine mondial de l’Humanité, classement UNESCO. 

            Accueillis par les guides de l’office de tourisme, nous avons  découvert le secteur sauvegardé et l’histoire de la ville au passé [1]millénaire, et point de départ des nombreux pèlerinages vers   Saint Jacques de Compostelle. Ensuite avec courage et détermination nous avons abordé la montée les quelques 150 marches  de la cathédrale, elle est un monument majeur de l’art roman et de l’occident chrétien. Une vierge noire, objet de  pèlerinage au cours des siècles trône sur un maître autel baroque

            Notre effort fut récompensé par un excellent repas, dans  le cadre  d’une ancienne chapelle dont les voûtes sont du XIV et XVIe siècles et les murs couverts de peintures évoquant les périodes médiévales de la ville et des environs. Après cette restauration, dans un ultime élan nous nous sommes dirigés vers la forteresse de Polignac. Le guide Quentin Bonneton qui nous attendait, connaissait parfaitement  la vallée de l’Ibie, puisqu’il était venu préparer son master 2 et avait recensé tous les lieux sous la conduite de Pierre Leroux, bref. Il nous a fait découvrir tous les aspects de la forteresse et grimpé en haut de la tour, achevant ainsi nos dernières forces. Cette visite fut fort intéressante,   il fallait pourtant prendre le chemin du retour en faisant une étape à la distillerie de la verveine du Velay.

            Belle journée, avec du beau temps, une belle ambiance et des guides forts documentés

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7 mai 2019: Sortie à Nîmes

C’est plus de 50 personnes qui ont rallié en car la première étape de cette visite. Là les membres de l’ « Académie du pont du Gard » nous ont accompagnés pour suivre le cheminement de l’eau sous terre vers Sernhac, où le canal de l’aqueduc a du éviter une carrière.
Deuxième étape : arrêt vers la « Maison Carrée » seul temple du monde romain complètement conservé : 26m de long, 15m de large, 17m de haut ( rectangle donc, dont le nom romain était carré long !)Repas agréable dominant la ville depuis le carré d’art.
Troisième étape : le Castellum divisorum , ouvrage couvert à l’origine, qui recevait l’eau de l’aqueduc et la distribuait par un ensemble de 2X5 canaux (visibles sur la photo)en 5 directions dans Nîmes .
Puis les « jardins de la fontaine »dont la source fut divinisée par les Volques(période « gauloise »), lieu emblématique des romains sous le règne d’Antonin le Pieux dont la statue se trouve au square de la fontaine.Nous avons une fois de plus apprécié le talent d’historien de Mr Larnac et de ses collègues.

13 février 2019: Sortie à Bollène

C’est par une belle après-midi ensoleillée que nous avons visité la partie médiévale de Bollène. A notre arrivée nous sommes reçus par le journal Local et par nos guides. L’implantation de la Collégiale dans un site très provençal et entouré d’un jardin, nous a agréablement surpris, mais si l’architecture de la Collégiale est intéressante, la restauration récente (2014) nous a déçues. Eglise en 1112 puis prieuré en 1427, après construction des chapelles adjacentes elle est devenue Collégiale en 1721. La tour cardinale n’est pas accessible à l’intérieur, mais possède un beau potentiel extérieur et mérite une restauration, la petite chapelle des trois croix offre une belle vue sur Bollène, la vallée du Rhône et l’Ardèche. Nous avons terminé par une exposition très fouillée du site de Barry. L’accueil chaleureux par nos trois guides successifs avec chacun leur spécificité qui nous ont permis un échange fructueux….

11 janvier 2019: Les voies romaines en Helvie

Malgré un temps très froid, une nombreuse assistance  est venue à la salle des fêtes de Salavas pour assister à  la conférence portant sur les voies romaines en Helvie, soirée  organisée par les amis de l’histoire.

Roland Comte, conférencier et président de Cévennes Terre de Lumière nous a parlé des différente voies romaines recensées et plus précisément de la voie d’Antonin le Pieux reliant Valence à Nîmes traversant le territoire Helvien, passant par Alba sa capitale et aussi par  Salavas où nous étions justement ce soir de conférence. Ces voies étaient jalonnées de bornes milliaires implantées tous les mille pas qui correspond à 1,5 kms environ, chaque borne portaient le nom d’Antonin le Pieux et  144- 145; une soixantaine d’entre elles ont été retrouvées.  Ces voies étaient construites de façon à supporter le passage des chariots chargés et lourds. Pour la solidité  une première couche de galets était posée sur le chant et affermie à la masse, la deuxième couche était composée de cailloux concassés et écrasés à la masse pour s´imbriquer grossièrement et  la troisième couche de 8 cm environ était faite de petites pierres de la grosseur d’une noix environ. Une soirée ou histoire, géographie et technique se sont superposées, laissant les auditeurs à leurs réflexions.

16 novembre 2018: La châtaigne ardéchoise

Conférence sur l’histoire de la châtaigne ardéchoise et de son industrie de transformatio, présenté par Christophe Sabaton

L’assistance était nombreuse, le vendredi 16 novembre à la mairie de Vallon, pour accueillir Christophe Sabaton, directeur général de l’entreprise du même nom, bien connue à Aubenas et en Ardèche. Patron dans la journée, conférencier le soir, il était venu nous parler d’un sujet qu’il connait bien, et pour cause : l’histoire de la châtaigne ardéchoise et de son industrie de transformation.
Il nous conta dans un premier temps l’histoire du châtaignier, cet arbre endémique de l’Ardèche, présent depuis près de 8 millions d’années dans nos Cévennes et qui connut son apogée aux alentours de 1875. A cette époque l’Ardèche produisait 40 000 tonnes de châtaignes à comparer aux 5000 tonnes de 2016.
Les maladies cryptogamiques, le dépeuplement rural et donc le manque de bras ont porté un coup sérieux à la châtaigneraie ardéchoise au début du XXème siècle qui perdit plus d’un million d’arbres. Malgré ces malheurs, l’Ardèche reste aujourd’hui le premier département français pour la production de châtaignes.
Ce maintien s’explique par la création d’entreprises de transformation à Privas : Faugier (Privas 1882), Sabaton (Labégude 1907) et Imbert (Aubenas 1920) qui vont permettre de mieux valoriser la châtaigne qui fut pendant longtemps la principale nourriture des ardéchois de la Montagne. Ils en consommaient alors près de 300 g/jour….mais c’était leur seul repas de la journée. Simple rappel à l’histoire de nos campagnes…
A travers l’histoire de son entreprise familiale mais aussi des avancées technologiques venues en particulier d’Italie, Christophe Sabaton nous rappela les évolutions techniques de la fabrication de la crème de marron et des marrons glacés : l’évolution de l’épluchage avec les parmentières, la cuisson et le confisage. En quelques jours, la châtaigne devient marron, appellation plus noble commercialement.
L’AOC Châtaigne d’Ardèche créée en 1998 est devenue une AOP européenne en 2014. Cette appellation est aujourd’hui un atout pour la filière même si des difficultés demeurent. Les bras manquent toujours pour régénérer rapidement et entretenir la châtaigneraie ardéchoise dont seulement 25% est en production. Mais l’histoire continue de bien belle façon….

18 octobre 2018: Les services de santé pendant la Grande Guerre

Conférence présentée par Monsieur Dominique Vidal, médecin et spécialiste des problèmes de santé liés aux risques biologiques, qui nous a sensibilisé aux problèmes de secours d’urgence pendant la grande guerre.Tout en soulignant le rôle des infirmières militaires, il a été évoqué la mémoire d’Élisabeth Jalaguier née à Nîmes, dont la famille était vallonnaise, décédée le 20 août 1918 à Pierrefond (Oise), sous les bombes à 28 ans. Une belle soirée, enrichissante, suivi par un public nombreux.

3 au 13 novembre 2018: Centenaire de l´Armistice 1918

Exposition réalisée par Andrée Chante

11 novembre 1918, jour de la signature de l’armistice de la première guerre mondiale, celle qui devait être la  » der des der » arrive à son terme, après quatre longues années de souffrances vécues sur le front comme à l’arrière.
Après l’exposition de 2014 et la brochure « Mémoire de la Grande Guerre », notre association se devait de commémorer les 100 ans de la fin de ce funeste conflit par une nouvelle exposition.
1918, Fin des hostilités et Après ?
Plus de 10 millions d’hommes ont disparu dans les combats, sur les  8 millions de Français mobilisés, 1 million 4 cent  ne reviendront pas. Presque toutes les familles ont été touchées par ce conflit. Pour Salavas, Lagorce et Vallon plus de 150 noms seront inscrits sur nos monuments aux morts. Nous avons repris dans cette exposition les textes sur les veuves de guerre et les pupilles de la Nation. Nous avons rajouté le bilan catastrophique de la fin de ce conflit meurtrier avec le retour des démobilisés, dont la longue liste se trouve dans la brochure 2014, le retour des prisonniers et celui des soldats de l’armée d’Orient qui furent les oubliés de ce conflit. Enfin, nous évoquons la réhabilitation des insoumis, des déserteurs et des mutins des années 1917 et 1920. Nous terminons par les polémiques et les inaugurations de nos monuments aux morts.
Nous avons tous connu un grand père ou un arrière grand-père qui a participé à cette grande catastrophe. Encore aujourd’hui, on ne peut que s’émouvoir à l’évocation de leurs sacrifices et de leurs souffrances.
La grande Guerre aura transformé la société française. Son souvenir reste gravé dans chaque famille par des témoignages passés de génération en génération et dans chaque village par l’édification d’un monument aux morts.

En ces temps plus ou moins inquiétants, il est nécessaire de rappeler à toutes les générations confondues que la paix et la liberté sont une richesse qui se protège et se partage.

15 juin 2018: Chansons de lutte et d´espérance

Vendredi 15 juin, afin de clôturer de façon agréable
l’année 2017/2018 des Amis de l’Histoire, nous avions
programmé un concert gratuit à la Crypte de Lagorce.
C’est devant un public nombreux que le maire de
Lagorce, puis la toute nouvelle présidente des Amis de
L’Histoire ont accueilli Hélène Deschamps venue
interpréter avec un talent impressionnant les
« chansons de lutte et d’espérance « .
S’étalant de 1789 à 1968, chaque période s’est vue
illustrée par des documents visuels historiques, et des
chants ou chansons magnifiquement interprétés et
accompagnés d’instruments à cordes, percussions,
accordéon.
L’assistance a été conquise, et l’artiste longuementapplaudie: une soirée réussie.

6 avril 2018: Conférence « Les dernières découvertes archéologiques »

La conférence sur « Les dernières découvertes archéologiques dans la région de Vallon »,
la salle du conseil de la mairie de Vallon était bien remplie pour recevoir Audrey Saison et Nicolas Lateur, deux archéologues connaissant parfaitement notre région. Dans un premier temps, ils nous ont présenté l’organisation et les modalités des recherches archéologiques, programmées ou préventives, ainsi que tous les programmes engagées ces dernières années dans le sud Ardèche et sur le secteur de Vallon.
Cartes à l’appui, ils nous ont commenté les résultats de leurs fouilles préventives réalisées en 2017 sur la zone de l’actuel chantier du contournement est de Vallon. Peu de choses, à première vue : des silex portés par l’érosion fluviale, un fragment de poterie du IIème ou Vème siècle après JC, des témoignages de crues.
Mais chacun aura compris que l’archéologie se nourrit du moindre indice qui va confirmer ou non l’histoire humaine ou géomorphologique d’un site. Ce fut l’occasion de revenir sur les crises messiniennes du Miocène et du Pliocène, à l’ère tertiaire, qui ont façonné les Gorges de l’Ardèche et ont modifié à plusieurs reprises le cours de l’Ardèche passant, tour à tour, du méandre contournant le Chastelas à la vallée du Chambon à Salavas, avant de s’installer dans son lit actuel.
La conférence se termina par une description du silo à céréales découvert fortuitement en 2016 à Lagorce.

2 et 3 mai 2018: voyage à Pézenas et Carcassonne

39 membres des Amis de l’Histoire ont participé à ce voyage en car, organisé de main de maître par Suzanne et ¨Pierre Leroux. Au programme : Pézenas, l’Abbaye de Fontfroide et Carcassonne.
Après quelques bouchons routiers à Nîmes, nous arrivons sous un beau soleil à Pézenas. Notre guide nous fait découvrir cette ville chargée d’histoire. Son centre historique est un écrin de demeures de la fin du Moyen Age et d’hôtels particuliers datant du XVème au XVIIIème siècle, comme le magnifique Hôtel du Baron de Lacoste. Dès 1262, Pézenas s’affirme lorsqu’elle entre dans le domaine royal. Les Montmorency, gouverneurs du Languedoc, font de Pézenas leur capitale. Mais il n’est pas possible de visiter Pézenas sans parler de Jean-Baptiste Poquelin dit Molière qui y résida pendant sept ans, sous la protection du Prince de Conti, fils d’Henri II de Bourbon. Nous sommes passés devant la boutique de son barbier où il venait écouter les cancans de la ville, afin d’en écrire des farces et comédies.
Passé Narbonne, une petite route nous mena dans ce creux de vallée où se niche l’Abbaye de Fontfroide, deuxième visite de la journée, après un passage au restaurant du site dont le cadre et le menu ont fait l’unanimité… tout comme son vin blanc. Puis Olivia, notre guide, nous fit découvrir les origines et l’évolution de l’Abbaye, bénédictine en 1093 puis cistercienne vers 1144. Dès le XIIIe siècle d’importants dons lui permettront de réaliser de nouvelles constructions. Mais différents aléas dus à l’organisation ecclésiastique, vont appauvrir la Communauté qui l’abandonnera en 1901. La propriété est achetée en 1908 par Gustave Fayet, dont la famille possède toujours le site. L’histoire de cette Abbaye est riche de multiples événements. Nous avons tous admiré l’architecture, la beauté des vitraux, le cloître et les belles colonnes qui en ornent le pourtour, la cour d’honneur, la roseraie et les jardins.
Puis, un peu après 17h, départ pour notre hôtel où un bon repas et une bonne nuit nous attendaient. Des chambres agréables et confortables ont permis à chacun de reprendre des forces pour le lendemain
A 10h devant la porte Narbonnaise, nous partons avec nos guides, Anna et Isabelle, à la découverte de la Cité de Carcassonne, son ancienne cathédrale où nous attendaient des chanteurs russes, ses remparts et ses deux murailles d’enceintes (3 kms de fortification), la place St Jean et le château comtal, ultime défense, construit au XIIe siècle par les Trencavel, Vicomtes de Carcassonne.
Nous terminons cette visite matinale par la Basilique romane dont les parties les plus anciennes remontent au XIe siècle. Après un tel effort, un bon cassoulet nous attendait au « Café Lucien ». A 15 heures, sous un ciel plus couvert, nous retrouvons nos guides dont les connaissances, l’enthousiasme et la gentillesse nous ont tous conquis. Elles nous ont fait découvrir la Bastide St Louis, vieux bourg de Carcassonne datant de 1247, ses hôtels particuliers (dont certains aux plafonds peints), ses halles, l’église Saint-Vincent et sa tour de 54 m …avant de reprendre le chemin de Vallon.