18 octobre 2018: Les services de santé pendant la Grande Guerre

Conférence présentée par Monsieur Dominique Vidal, médecin et spécialiste des problèmes de santé liés aux risques biologiques, qui nous a sensibilisé aux problèmes de secours d’urgence pendant la grande guerre.Tout en soulignant le rôle des infirmières militaires, il a été évoqué la mémoire d’Élisabeth Jalaguier née à Nîmes, dont la famille était vallonnaise, décédée le 20 août 1918 à Pierrefond (Oise), sous les bombes à 28 ans. Une belle soirée, enrichissante, suivi par un public nombreux.

3 au 13 novembre 2018: Centenaire de l´Armistice 1918

Exposition réalisée par Andrée Chante

11 novembre 1918, jour de la signature de l’armistice de la première guerre mondiale, celle qui devait être la  » der des der » arrive à son terme, après quatre longues années de souffrances vécues sur le front comme à l’arrière.
Après l’exposition de 2014 et la brochure « Mémoire de la Grande Guerre », notre association se devait de commémorer les 100 ans de la fin de ce funeste conflit par une nouvelle exposition.
1918, Fin des hostilités et Après ?
Plus de 10 millions d’hommes ont disparu dans les combats, sur les  8 millions de Français mobilisés, 1 million 4 cent  ne reviendront pas. Presque toutes les familles ont été touchées par ce conflit. Pour Salavas, Lagorce et Vallon plus de 150 noms seront inscrits sur nos monuments aux morts. Nous avons repris dans cette exposition les textes sur les veuves de guerre et les pupilles de la Nation. Nous avons rajouté le bilan catastrophique de la fin de ce conflit meurtrier avec le retour des démobilisés, dont la longue liste se trouve dans la brochure 2014, le retour des prisonniers et celui des soldats de l’armée d’Orient qui furent les oubliés de ce conflit. Enfin, nous évoquons la réhabilitation des insoumis, des déserteurs et des mutins des années 1917 et 1920. Nous terminons par les polémiques et les inaugurations de nos monuments aux morts.
Nous avons tous connu un grand père ou un arrière grand-père qui a participé à cette grande catastrophe. Encore aujourd’hui, on ne peut que s’émouvoir à l’évocation de leurs sacrifices et de leurs souffrances.
La grande Guerre aura transformé la société française. Son souvenir reste gravé dans chaque famille par des témoignages passés de génération en génération et dans chaque village par l’édification d’un monument aux morts.

En ces temps plus ou moins inquiétants, il est nécessaire de rappeler à toutes les générations confondues que la paix et la liberté sont une richesse qui se protège et se partage.

15 juin 2018: Chansons de lutte et d´espérance

Vendredi 15 juin, afin de clôturer de façon agréable
l’année 2017/2018 des Amis de l’Histoire, nous avions
programmé un concert gratuit à la Crypte de Lagorce.
C’est devant un public nombreux que le maire de
Lagorce, puis la toute nouvelle présidente des Amis de
L’Histoire ont accueilli Hélène Deschamps venue
interpréter avec un talent impressionnant les
« chansons de lutte et d’espérance « .
S’étalant de 1789 à 1968, chaque période s’est vue
illustrée par des documents visuels historiques, et des
chants ou chansons magnifiquement interprétés et
accompagnés d’instruments à cordes, percussions,
accordéon.
L’assistance a été conquise, et l’artiste longuementapplaudie: une soirée réussie.

6 avril 2018: Conférence « Les dernières découvertes archéologiques »

La conférence sur « Les dernières découvertes archéologiques dans la région de Vallon »,
la salle du conseil de la mairie de Vallon était bien remplie pour recevoir Audrey Saison et Nicolas Lateur, deux archéologues connaissant parfaitement notre région. Dans un premier temps, ils nous ont présenté l’organisation et les modalités des recherches archéologiques, programmées ou préventives, ainsi que tous les programmes engagées ces dernières années dans le sud Ardèche et sur le secteur de Vallon.
Cartes à l’appui, ils nous ont commenté les résultats de leurs fouilles préventives réalisées en 2017 sur la zone de l’actuel chantier du contournement est de Vallon. Peu de choses, à première vue : des silex portés par l’érosion fluviale, un fragment de poterie du IIème ou Vème siècle après JC, des témoignages de crues.
Mais chacun aura compris que l’archéologie se nourrit du moindre indice qui va confirmer ou non l’histoire humaine ou géomorphologique d’un site. Ce fut l’occasion de revenir sur les crises messiniennes du Miocène et du Pliocène, à l’ère tertiaire, qui ont façonné les Gorges de l’Ardèche et ont modifié à plusieurs reprises le cours de l’Ardèche passant, tour à tour, du méandre contournant le Chastelas à la vallée du Chambon à Salavas, avant de s’installer dans son lit actuel.
La conférence se termina par une description du silo à céréales découvert fortuitement en 2016 à Lagorce.

2 et 3 mai 2018: voyage à Pézenas et Carcassonne

39 membres des Amis de l’Histoire ont participé à ce voyage en car, organisé de main de maître par Suzanne et ¨Pierre Leroux. Au programme : Pézenas, l’Abbaye de Fontfroide et Carcassonne.
Après quelques bouchons routiers à Nîmes, nous arrivons sous un beau soleil à Pézenas. Notre guide nous fait découvrir cette ville chargée d’histoire. Son centre historique est un écrin de demeures de la fin du Moyen Age et d’hôtels particuliers datant du XVème au XVIIIème siècle, comme le magnifique Hôtel du Baron de Lacoste. Dès 1262, Pézenas s’affirme lorsqu’elle entre dans le domaine royal. Les Montmorency, gouverneurs du Languedoc, font de Pézenas leur capitale. Mais il n’est pas possible de visiter Pézenas sans parler de Jean-Baptiste Poquelin dit Molière qui y résida pendant sept ans, sous la protection du Prince de Conti, fils d’Henri II de Bourbon. Nous sommes passés devant la boutique de son barbier où il venait écouter les cancans de la ville, afin d’en écrire des farces et comédies.
Passé Narbonne, une petite route nous mena dans ce creux de vallée où se niche l’Abbaye de Fontfroide, deuxième visite de la journée, après un passage au restaurant du site dont le cadre et le menu ont fait l’unanimité… tout comme son vin blanc. Puis Olivia, notre guide, nous fit découvrir les origines et l’évolution de l’Abbaye, bénédictine en 1093 puis cistercienne vers 1144. Dès le XIIIe siècle d’importants dons lui permettront de réaliser de nouvelles constructions. Mais différents aléas dus à l’organisation ecclésiastique, vont appauvrir la Communauté qui l’abandonnera en 1901. La propriété est achetée en 1908 par Gustave Fayet, dont la famille possède toujours le site. L’histoire de cette Abbaye est riche de multiples événements. Nous avons tous admiré l’architecture, la beauté des vitraux, le cloître et les belles colonnes qui en ornent le pourtour, la cour d’honneur, la roseraie et les jardins.
Puis, un peu après 17h, départ pour notre hôtel où un bon repas et une bonne nuit nous attendaient. Des chambres agréables et confortables ont permis à chacun de reprendre des forces pour le lendemain
A 10h devant la porte Narbonnaise, nous partons avec nos guides, Anna et Isabelle, à la découverte de la Cité de Carcassonne, son ancienne cathédrale où nous attendaient des chanteurs russes, ses remparts et ses deux murailles d’enceintes (3 kms de fortification), la place St Jean et le château comtal, ultime défense, construit au XIIe siècle par les Trencavel, Vicomtes de Carcassonne.
Nous terminons cette visite matinale par la Basilique romane dont les parties les plus anciennes remontent au XIe siècle. Après un tel effort, un bon cassoulet nous attendait au « Café Lucien ». A 15 heures, sous un ciel plus couvert, nous retrouvons nos guides dont les connaissances, l’enthousiasme et la gentillesse nous ont tous conquis. Elles nous ont fait découvrir la Bastide St Louis, vieux bourg de Carcassonne datant de 1247, ses hôtels particuliers (dont certains aux plafonds peints), ses halles, l’église Saint-Vincent et sa tour de 54 m …avant de reprendre le chemin de Vallon.

30 mars 2018: Sortie à St. Rémy de Provence

Le 30 mars, la journée s’annonçait pluvieuse pour les 45 adhérents qui avaient fait le déplacement en car à Saint-Rémy de Provence. Il n’en fut rien. Juste un peu de vent, mais frais pour certains.
Le matin, ce fut une belle visite guidée du site archéologique de Glanum. Ses premiers habitants, entre les VIIe et VIe siècles avant JC, furent les Salyens, tribu gauloise venue s’installer autour d’une source aux eaux guérisseuses attribuées au dieu celtique Glan qui sera à l’origine du  nom du site. Puis vinrent les Grecs (IIe et Ier siècles avant JC), puis les Romains dans les premières années du règne d’Auguste. Ces communautés vont laisser des témoignages de leur implantation et accroître la ville qui devient Glanum, colonie latine très importante. Elle sera détruite par les invasions alémaniques vers 260 après JC à l’exception des Antiques : arc de triomphe et  mausolée qui trônent à l’entrée du site.
Ce n’est qu’en 1921, soit près de 17 siècles après sa destruction, que des fouilles très importantes furent engagées pour mettre à jour une partie de la cité Glanum, ensevelie sous près de 8mètres d’alluvions et en particulier : la rue principale, la place du marché, les thermes le forum, la curie, la basilique, le quartier de la source sacrée, le sanctuaire d’Hercules, le rempart, les temples géminés…
Après un bon repas, nous partîmes en direction des Baux de Provence, pour une visite de l’Abbaye de Montmajour.
L’histoire de ce site commence avec les moines bénédictins qui viennent s’installer au Xème siècle sur cet îlot rocheux entouré de marais. Ils édifient au milieu du XIème la chapelle Saint-Pierre puis une église abbatiale. La relique de la Vraie Croix conservée dans sa crypte attire les pèlerins et conduit à la construction de la chapelle reliquaire Sainte Croix au XIIème.
L’abbaye de Montmajour étend son pouvoir spirituel de l’Isère à la Méditerranée et devient l’une des plus puissantes du sud de la France avec ses 56 prieurés. Elle est fortifiée pendant la Guerre de Cent Ans et elle connait un nouvel essor au XVIIIème suite à la réforme de la communauté de Saint Maur qui engage la construction d’un nouveau monastère. L’Abbaye devient propriété de l’Etat en 1945. Outre les visiteurs, elle accueille désormais des expositions et participe chaque été aux Rencontres de la photographie d’Arles.

13 mars 2018: sortie à Rochegude

C’est par une journée printanière que notre groupe a visité le village de Rochegude.  Accueilli par Pierre Chante nous avons découvert les ruelles de ce charmant village sous la houlette de notre guide intarissable et passionné, il nous en a révélé tous les secrets. L’après -midi c’est clôturée dans l’église romane ou P. Chante nous a présenté quelques diapositives sur le village enneigé et quelques hameaux alentours.je pense que chacun est rentré chez soi content de son après-midi. Ce matin un message de M.Chante nous remerciait d’être venus vers lui et nous remerciait pour les moments agréables et précieux passés en notre compagnie.

23 février 2018: Les ponts en Ardèche

Le 23 février 2018 conférence de Yves Morel:
Les ponts sur l´Ardèche

Vendredi 23 février en soirée, l’assistance était nombreuse pour écouter Yves Morel retracer de brillante manière l’histoire des 2300 ponts recensés en Ardèche.

De nombreuses raisons expliquent ce nombre exceptionnel de ponts dans le département : les obstacles constitués par les rivières et leurs affluents, le relief montagneux d’une grande partie du département, une pluviométrie atypique et les crues.

Ces ponts avaient une importance considérable pour les échanges entre les vallées et les régions voisines. Aux différentes époques, leur esthétique a toujours été soigné mais la réflexion sur leur implantation et donc sur leur coût a toujours été présente. Ainsi, des études vont être menées pour voir comment se passer d’un pont, suivre la ligne de crête, pratiquer la traversée par des bacs, utiliser les passages à gué….

L’augmentation du roulage au 18ème siècle va engendrer la construction de nombreux ponts à cette époque. Au 19éme siècle, les activités de transport et d’échanges augmentent et les ponts suspendus se développent comme celui de Tournon en 1825, construit par Marc Seguin.

Rappelons que c’est en 1837 que fut construit, sur les mêmes principes, le premier pont suspendu dans notre région : le Pont de Salavas dit « pont en fil de fer ». Il sera reconstruit à plusieurs reprises au siècle suivant. Vous retrouverez son histoire dans l’une de nos brochures « Rencontres avec le passé ».

Après cette période, le déploiement du chemin de fer va faire une concurrence très forte au transport routier, conduisant au déclin des ponts suspendus.

Ces ouvrages ont subi des dégâts importants du fait des intempéries, mais aussi lors des dernières  guerres mondiales ou en raison d’interventions humaines.

Pour conclure, Yves Morel a tenu à souligner que les services départementaux de l’Equipement ont toujours eu une attention particulière et permanente sur la protection de ces ouvrages qui constituent une trace tangible de notre patrimoine.

Ce fut une belle conférence.

 

 

1 décembre 2017: Olivier de Serres et son « Théâtre d´Agriculture »

Malgré la froidure, il y avait beaucoup de monde à la mairie de Vallon, le vendredi 1er décembre, pour la première soirée du cycle de conférences organisé par les Amis de l’Histoire de la Région de Vallon. Ce soir-là, notre association accueillait Benoît Vidal, président de l’Institut Olivier de Serres, pour une conférence sur « Olivier de Serres et son Théâtre d’Agriculture ».

Ce fut l’occasion de découvrir la vie et l’œuvre du Seigneur du Pradel, homme de la Renaissance et de la Réforme, mais aussi « père de l’agriculture française » pour l’influence qu’il a eue sur les générations suivantes d’agriculteurs et d’agronomes. Il fut aussi un homme de lettre comme en témoigne son œuvre majeure «  Le Théâtre d’agriculture et mesnage des champs » paru en 1600 et offert dans un premier temps au « bon Roi » Henri IV.

Chacun aura pu mesurer ce soir-là, l’importance de ce premier traité d’agronomie et de « management » agricole, à travers les huit « lieux » (livres) qui composent les 1000 pages d’un ouvrage plein de bon sens et de conseils judicieux écrits dans un langage plein de poésie.

Benoît rappela la devise bien connue d’Olivier de Serres : « Science, Expérience, Diligence ». Pour bien faire les choses, il faut possèder la connaissance, maîtriser la pratique et faire preuve de soin. Un message simple et ciselé, écrit dans le style de l’époque…… mais toujours d’actualité.

Une bien belle soirée.

6 juin 2017: Beaucaire et l´Abbaye de Saint-Roman

La dernière sortie à Beaucaire et à l’Abbaye de Saint-Roman
Il y avait un peu plus de 40 personnes pour ce déplacement en car à Beaucaire, le mardi 6 juin, et le temps était de la partie.
Tout commença par la visite de l’Abbaye de Saint-Roman, abbaye troglodytique et édifice atypique juchée en haut d’une colline surplombant Beaucaire et le Rhône dans cette partie du fleuve entre Avignon au nord et la Camargue au sud.
Arrivée au pied de l’Abbaye de St Roman et après un petit ¼ d’heure de montée, nous découvrons les vestiges de ce lieu insolite taillé dans la roche calcaire, très hétérogène (tendre ou dure) selon les emplacements et fortement ciselée par l’érosion éolienne.
Cette abbaye fut occupée par des ermites dès le Vème siècle avant de devenir une abbaye bénédictine au VIIème siècle. Passée sous la tutelle de l’abbaye de Psalmody au XIème siècle, elle est fortifiée au XIVème et accueille alors un collège d’adolescents mis en place par le pape d’Avignon Urbain V. En 1538, les moines quittent l’abbaye pour Aigues-Mortes. L’abbaye entame son déclin avant d’être vendue à un particulier.
Un petit moment de pause au restaurant « le Soleil », en bordure du canal du Rhône à Sète, a permis à tous de reprendre quelques forces avant d’amorcer la visite de la ville de Beaucaire.
Notre guide après avoir fait l’historique de la ville, nous a parlé du développement de la ville dès le XVe siècle avec la foire de la Madeleine qui connait son apogée au XVIIIe siècle, époque où elle est considérée comme une des plus grandes foires d’Europe.
Elle attirait, des marchands venus de toute la France, de l’Europe entière mais aussi d’Orient et du pourtour méditerranéen : vénitiens, grecs syriens, tunisiens, catalans, aragonais, portugais, anglais, allemands. Plus de 120 000 visiteurs s’y pressaient.
Ce fructueux négoce permit aux habitants de Beaucaire de s’enrichir en louant leur maison à prix d’or durant la période de la foire et aux riches marchands de construire de magnifiques hôtels particuliers dont certains ont gardé toute leur magnificence.
La visite nous fit passer devant l’église collégiale ND des Pommiers au fronton de laquelle sont gravés les symboles de notre république « Liberté, Egalité, Fraternité »…. En souvenir de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905 qui fut, semble-t-il, l’objet d’un débat à Beaucaire. Nous n’en saurons pas plus…
La promenade à travers les rues de Beaucaire s’est terminée à la maison gothique devenue aujourd’hui la Maison du patrimoine.
Cette sortie fut une belle journée, amicale et bien remplie. D’autres suivront….